200805 Ces Messieurs de Port Royal
Située à 17 kms de Versailles, l'abbaye de Port Royal à été au 17° siècle le point de ralliement d'un groupe prestigieux d'intellectuels qui entendaient mener une vie spirituelle exigeante. Autour du couvent gouverné par les Abbesses se sont un temps rassemblés des Jansénistes qui ont animé des écoles ou Jean Racine fut formé. Cet esprit d'indépendance a suscité l'hostilité de Richelieu puis celle de Louis XIV. En 1709 les dernières religieuses ont été expulsées et le couvent rasé.

le site actuel de Port Royal
Ce n'est pas à cause de son esprit frondeur mais plutôt en sa qualité de régionale de l'étape que Dorine nous avait convié, ce 30 mai, à suivre les traces des fameux Messieurs de Port Royal. Elle proposat à notre appétit une boucle de 15 kms, partant des Granges de Port Royal, passant par le Château de Chevreuse et empruntant au retour le fameux chemin de Jean Racine.
La brume matinale fut vite dispersée et laissa place nette à une matinée ensoleillée mais où les rayons du soleil furent insuffisants à effacer les plaques boueuses des sentiers détrempés par les pluies antérieures.
Seule Jacqueline crut indispensable d'y voir de plus près.

Quel bonheur d'avoir une âme
complaisante qui sait réconforter
les petits bobos
L'effort était total, dans les muscles et dans les coeurs, exacerbé par les propos d'André qui nous livrait tous les chemins de sa spiritualité mais avait beaucoup plus de mal à retrouver ceux du balisage normalisé par les couleurs blanche et rouge. Que dire de l'ascension de la Madeleine de Chevreuse, si ce n'est qu'elle fut une formalité pour un peloton compact et décidé, emmené sur un train d'enfer par Joëlle, désireuse de montrer sa forme évidente.

Aucune trace de fatigue aprés cette montée débridée
Dorine, ayant réservé à notre usage exclusif l'aire de pique-nique, nous y reprîmes les forces suffisantes pour assurer le retour.
Un coin vertueux, dietétique et à l'eau claire
Et puis ce fut le final éblouissant, dans les sous bois complices du chemin Jean Racine, avec des jeux d'ombres et lumière, des "clairs obscurs", qui semblaient vouloir nous arracher à ce qu'il y a de terrestre pour nous donner un avant goût du ciel.