200811 les gaulois n'étaient pas que dans la plaine

Publié le par club rando

Chemin du Haut Morvan

Programme musclé pour cette sortie de tros jours, dans la semaine du 11 novembre, sur les sommets du Haut Morvan susceptibles d'offrir de bons dénivelés.
Le premier jour sur un parcours proche de ChâteauChinon
Le second par l'ascension du Mont Beuvray et la découverte de l'oppidum de Bibracte
Ledernier jour, par une rando dans les gorges de la Canche tout près de la Celle en Morvan
Bref un programme qui ne pouvait convenir qu'à des sociétaires affûtés mais dont insidieusement certain(nes) eurent  propension à s'affubler d'un titre quelque peu prétentieux.













D'un point de vue historique, nous étions sur les terres d'un groupe Gaulois, les Eduens, peuple puissant et influent qui fut l'allié très étroit des Romains qu'il appela à son secours, donnant ainsi motif aux troupes de Jules César d'entrer en Gaule. Les Eduens dans ce conflit restèrent très longtemps fidèles à leur alliance et ne rallièrent l'Averne Vercingetorix que très tardivement, après trahisons et retournements, lors du siège de Bibracte.
De telles dissensions entre tribus gauloises existeraient-elles encore ?
Des Gaulois du sud viennent narguer ceux du nord
















Revenons d'abord au premier jour et à la découverte des paysages et des lieux qui entourent la sous-préfecture de Château-Chinon qui évoque pour tout un chacun le souvenir de François Mitterrand. Il en fut maire et député  de 1950 à 1981 et resta très attaché à cette  petite bourgade, perchée sur un coteau, et qui s'est totalement appropriée l'image du chef d'état, y compris sur le nom du sentier (assez rude) qui en fait le contour
Lui aussi, certains l'appelent François
















Château-Chinon se trouva propulsé dans l'actualité puisque le président qui n'y possédait pas de domicile louait à l'année la chambre numéro quinze à l'hôtel du Vieux Morvan. C'est une chambre modeste dont le seul luxe est d'apercevoir les monts boisés d'alentour et l'étagement si particulier des différents quartiers du bourg. L'hôtel du Vieux Morvan est resté dans son même décor fatigué et dans son jus. Quelques voyageurs de commerce ou randonneurs comme nous  viennent  y goûter une cuisine provinciale qui fleure bon la douce époque où la mondialisation n'avait pas encore rattrapé cette ville, qui tout doucement, se meurt.
Qui va avoir la chambre 15 !















C'est, au départ du second jour, une pluie perfide qui nous accompagna jusqu'à Saint Leger en Beuvray, mais qui eut la gentillesse de s'arrêter pour nous laisser admirer l'enchantement  des rougeurs incendiaires des forêts morvandielles
Couleur d'automne













Notre contrat était de rallier le site historique de Bibracte par l'atteinte du Mont Beuvray. Ancien oppidum du peuple Eduen, presque capitale des Gaules à cette époque,ce n'est qu' au second empire que Bibracte a été localisée au sommet du mont Beuvray.
Une grande campagne de fouilles a été lancée dans les années 1980 et se poursuit toujours.
Regardez bien si ce ne sont pas les traces de Vercingetorix
















Un centre archéologique et un musée ultra moderne y accueilent  un nombre important  de touristes français et étrangers et permettent occasionnellement d'y restaurer des randonneurs, comme nous, sentant un peu trop l'humidité.
Ce fabuleux musée propose  surtout une approche de la démarche archéologique et de la civilisation celtique européenne. Il est logé dans un ensemble architectural aux lignes épurées et modernes (à ne pas rater)

Retour au relief tourmenté puisque le troisième et dernier jour devait nous permettre à partir de la Celle en Morvan (terme médiéval désignant la cellule d'un ermite) de découvrir le site de la Canche. Il s'agissait en fait de descendre d'impressionnantes gorges qui suivent le tracé tourmenté de la riviere Canche par un chemin PRG qui les surplombe.
Ce fut une belle surprise  car nous avions affaire à un itinéraire qualifié de sportif. Suite à des nombreuses chutes d'arbres, le sentier originel zigzaguait maintenant en permanence dans des pentes abruptes et hyper glissantes.
Chacun d'entre nous, estimant que ses héritiers pouvaient encore un peu attendre, fit en sorte de se sortir sain et sauf  de l'épreuve, mais au prix de passages de gué peu orthodoxes dans le style et peu gratifiant pour l'honneur. Seule Chantale fut l'exception en démontrant une agillité et une souplesse qui firent l'admiration de tous.


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