200811 Jazz manouche et sentiers peu farouches
C'est dans la commune de Samois, magnifique village lové entre Seine et forêt de Fontainebleau, que Marie-Claire et Dominique Lucet, nos hôtes d'un jour, nous attendaient ce 21 novembre.
Au programme matinal, initiation au patchwork pour les uns et balade sur le sentier dit "manouche" pour les autres à la découverte des intérêts de cette commune qui fut la dernière demeure du guitariste Django Reinhardt.
Le patchwork est une technique d'assemblage de morceaux de tissus de différentes couleurs et motifs cousus les uns aux autres dans un but harmonieux et décoratif.
Marie Claire, un prof pédagogue et écouté
L'envie de redonner vie à des bouts inutilisés devient, en plus, furieusement tendance dans notre société qui vente le mode de la récupération.
C'est aussi une école de patience, d'attention, d'art créatif qui fait appel à l'imagination et il devient le plus souvent un virus, qui lorsque vous l'avez attrapé, ne vous lâche plus.
Mais oui..c'est évident, nos randonneuses sont bien les plus créatives et imaginatives du groupe
Lassés par tant de qualités et de talents, le gros des randonneurs plus une renégate préféra plutôt communier au souvenir de Django. Pour cela une seule adresse : chez Fernand, le bar mythique où il passa les dernières années de sa vie, lieu qui maintenant perpétue sa mémoire en organisant des concerts de jazz manouche.
C'est chez Fernand que notre guitariste recevait ses amis, jouait au billard, et c'est aussi là qu'il poussa son dernier soupir à 43 ans.
Si leurs yeux brillent, c'est la faute à l'ecoute de Minor Jazz et pas à cause du Macon blanc
La satisfaction du bon travail accompli pour les unes, des notes de musiques qui swingaient dans le coeur pour les autres, tout le groupe se retrouva ensuite pour une belle balade en forêt.
Dans ce massif de Fontainebleau, l'érosion a malaxé cet ensemble géologique où mamelons, plaines sableuses et chaos rocheux composent un fouillis minéral caché sous une couverture forestière de chênes, hêtres et pins sylvestres.
Encore la supériorité feminine dans la compréhension de la carte
Ces derniers, le plus souvent en position de sentinelles, furent les derniers témoins de notre marche, rendue facile par une profusion de sentiers paisibles qui permettent d'appréhender l'âme secrète du lieu.